Gregoire MATHIAS

(1967-)

Greg Mathias Portrait

Greg Mathias, (Grégoire Mathias, dit) est né le 22 janvier 1967 à Périgueux en Dordogne, France.

Fils d’un libraire de livres anciens et d’une mère relieuse,  il a un frère unique exerçant le métier d’avocat.

Ses parents érudits sont amoureux de gravures et d’affiches anciennes et son père est un des premiers à présenter des affiches au marché Américain au début des années 1960. Il a aidé à faire connaître l’art de Cappiello. (Rf . : Préface de « Cappiello », Editions Posters Please.)

Pendant ses jeunes années, il fréquente l’atelier de Bertrand Piéchaud (1941-) à Bordeaux et celui de Jean Pierre Métout à Limoges.

A 18 ans, il déménage à Paris, prés de l’Hôtel Drouot et devient élève-invité de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, (énsb-a), dans l’atelier Claude Augereau (1927-1988).

En 1986, il est reçu au concours d’entrée par Henri Cueco (1929-2017) et intègre l’atelier Claude Augereau (qui a travaillé avec le cubiste Jean Metzinger (1883-1956)).

En 1987, il se forme à la sculpture chez Claude Bogratchew (1936-) et participe à la réalisation de « Totem AXA » (Sculpture en Orme, 450 cm), exposé au siège du groupe, avenue Matignon à Paris. Il reste en relation avec Claude Bogratchew toute sa vie et lui soumet régulièrement son travail.

A la mort de Claude Augereau en 1988, Pierre Buraglio (1939-) est nommé comme nouveau professeur.

En 1989, sa première exposition de tableaux abstraits, très influencé par Willem de Kooning ( 1904-1997), a lieu à la Galerie de la Maison des Beaux-Arts, 11 rue des Beaux-Arts à Paris, dans l’indifférence générale.

En 1990, il présente son diplôme soutenu par Jean Voss (1936-), Ricardo Licata (1929-2014) et Bruno Foucard (1938-2018) et obtient les félicitations du jury.

Cette Mention lui permet d’obtenir une exposition dans les prestigieux locaux de l’énsb-a, 11, quai Malaquais à Paris sous le haut patronage de Jack Lang, le 10 janvier 1991.

Toujours en 1990, Jack Rennert, galeriste, commissaire-priseur et Expert de renommée internationale pour les affiches, le fait venir à New-York pour réaliser un grand plafond (40m2) au 35 Riverside Drive à Manhattan. Cette entreprise dure 2 mois pendant lesquels Grégoire Mathias travaille 10 heures par jour sans jamais avoir le temps d’admirer New-York , cependant il prend le temps chaque matin et chaque soir de dessiner les toits et les rues de la ville, vus de sa chambre d’hôtel (Esplanade Hôtel, prés de Broadway, aujourd’hui disparu).

Il se marie, le 30 juin 1990, à Sophie Guinot, récemment diplômée de Sciences-Po, Paris, qui le soutient sans faille dans sa création. Il retourne en voyage, à Manhattan dans le même hôtel que celui occupé précédemment. Grégoire Mathias peut enfin visiter les galeries et finir, de la fenêtre de sa suite, ses premiers « dessins diachroniques ». Ces œuvres représentent des lieux ou des objet, à des moments différents réunis en une seule œuvre.

Greg Mathias Brooklyn NYGrégoire Mathias est aussi escrimeur, épéiste depuis son plus jeune âge et finaliste à plusieurs reprises aux championnats de France.

En 1991, il devient provisoirement professeur aux beaux-arts d’Argenteuil sous la direction du critique d’art Lucien Curzi et prépare pendant 2 ans, une exposition de grands fusains sur le thème de « La Genèse » à la « Librairie Henri Picard et Fils » au 126 de la rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris.

Cette exposition qui rencontre le succès, présente un monde onirique fait de mouvements où les éléments semblent s’entremêler. Les dessins de grande qualité sont réalisés uniquement à la pointe du fusain avec une infinie patience.

Contactée par une admiratrice (Michèle Delbos), la galerie Maeght demande à conserver un dossier sur cette exposition et les photos des œuvres.

En 1997, Grégoire Mathias déménage à Brest et consacre sont temps à sculpter le granit et le marbre de Pendeli ou de Paros qu’il rapporte régulièrement de ses nombreux voyages en Grèce. Il peint aussi et dessine les paysages fantastiques du Finistère.

En 1998, AA organisation, qui organise des salons d’art et antiquités en Bretagne, présente une grande exposition de l’artiste au Palais des Arts de Dinard.

Cette exposition reçoit un succès d’estime et lui permet de rencontrer de nombreuses personnalités du monde des arts, qui deviennent, peu à peu, des clients et qui organisent une exposition des sculptures au Salon d’art de Chatou.

En 1999, AA Organisation présente une rétrospective de Grégoire Mathias, au Centre des Arts et de la Culture, (CAC), de Concarneau. Cette exposition réunit plus de 200 dessins, peintures, gravures et sculptures. Grâce à une importante campagne d’affichage, le public est nombreux et Greg Mathias réalise beaucoup de ventes et de commandes.

A cette période, il réalise des livres d’artistes et rencontre la directrice de la galerie « Lettres et Images », 6 rue Vivienne à Paris, qui lui vend régulièrement ses livres. (Abécédaire, Visions, Anatomie etc.).

En 1999, la galeriste achète pour son compte une sculpture en marbre et organise une grande exposition en juin 2000.

La même année, une importante association des peintres amateurs de Landerneau décide de le nommer « Invité d’honneur » du Salon d’art de Landerneau. L’exposition est sponsorisée  par Groupama qui décide d’organiser une exposition Greg Mathias l’année suivante.

Il remporte un concours municipal pour décorer un château d’eau. (Réservoir du Croazou, Commune de Plounevez-Lochrist).

La ville de Saint-Renan lui commande la décoration d’un gymnase sur le thème du Volley-ball.

Fort des dessins diachroniques de New-York, il commence à modifier sa peinture. Il dessine et peint le temps, en fractionnant les sujets selon différent moment.

Ses œuvres diachroniques sont immédiatement étiquetées, à tort, comme « post-cubistes », ce qui ne déplait pas aux Etats-Unis mais qui revêt un caractère un peu classique à Paris.

« Les étiquettes évitent de regarder vraiment les tableaux. »

A New-York, Jean Claude Baker lui commande une affiche pour son restaurant «Chez Joséphine», il s’agit d’une «renaissance» d’un dessin de Jean Rumeau. L’affiche est aujourd’hui exposée au Château des Milandes, devenu un musée « Joséphine Baker » dans le Périgord cher au cœur de Grégoire Mathias.

La ville de Pont-Aven, l’invite à participer au salon d’art en plein air pour les sculptures, il vend plusieurs sculptures en granit.

En 2001, l’Etude Tajan, première étude France à cette époque, lui propose de devenir expert pour les affiches au sein de l’étude. Greg Mathias accepte et est invité à écrire un long article dans le journal de l’étude : «  L’optimiste » illustré par Jean Michel Folon (1934-2005). Il installe son atelier au centre d’Angoulême qui avec le TGV présente l’avantage de proposer un train direct pour Paris et un train direct pour Roissy-Charles de Gaule. Il enchaine les voyages pour l’étude Tajan et pour ses œuvres. Il voyage en Afrique et organise un atelier de fonte de bronze à la cire perdue. Ses Bronzes classiques sont immédiatement vendus en France par un amateur d’art érudit, professeur et peintre.

Il rencontre Philippe Morateur, qui a une galerie d’art à Los Angeles et qui accepte de l’exposer.

En 2005, avec le départ de François Tajan (1962-2020) pour Artcurial, il quitte l’expertise pour revenir pleinement à la sculpture et à la peinture.

La Galerie Morateur devient, une des plus belles galeries de la cote ouest et présente Greg Mathias de façon permanente. Il y est toujours exposé aujourd’hui.

Cette association l’amène aussi à créer du mobilier et des sculptures destinées au marché américain.

Grégoire Mathias installe son atelier en Dordogne.

En 2011, la galerie Florian Arar (rue Bouffard, Bordeaux), présente  quelques œuvres diachroniques dans une exposition de groupe intitulée: « Greg Mathias & Friends »

A partir de ce moment, il réalise plusieurs fresques, pour des Hôtels et des restaurants. Il convient de citer les plus remarquables comme les plafonds de « l’Hôtel Comte Rouge » à Thenon Les Bains, les plafonds des salons de thé, « Canelés Baillardran » (Bordeaux/Quinconces et Bordeaux /Gare Saint Jean), le restaurant « ZAC », (Bordeaux/Chartrons) et l’hôtel Gardénia (Yvrac). Dans toutes ces œuvres, le cubisme diachronique s’impose comme une évidence.

En 2018, l’association culturelle « Excit’œil », avec l’appui de l’Agence Culturelle Départementale de la Dordogne, l’invite à exposer ses croquis, dessins et esquisses. L’exposition a lieu dans le cadre somptueux du Castelet d’Excideuil, construit en 1582 par l’architecte Nicolas Rambourg (1559-1649). L’exposition, qui est un succès, s’intitule «L’atelier Grégoire Mathias » et décortique le processus de création allant jusqu’à recréer des parties de l’atelier dans l’exposition des dessins préparatoires.

En 2019, Greg Mathias, aidé, par la commune de « Sorges et Ligueux en Périgord » et le propriétaire du Château du Bouquet, fonde une école de médiamatique. L’idée est de recréer une école sur le modèle du Bauhaus (1919-1933),  augmentée de l’informatique et du marketing.

Il est aidé par 2 professeurs, Sylvie Leroy (Institut Saint-Luc, Belgique) et Romain Delage (ICART, Bordeaux).

En 2020, la galerie d’art contemporain « Laboratoire Bx » (BORDEAUX) lui consacre une exposition que le directeur décide de nommer « Retour au sources », en raison des dessins sous-jacents.

La WFUNA de Genève lui commande une affiche pour le «  24 October, United Nations Days » pour célébrer la date anniversaire de la création de l’O.N.U..

L’affiche réalisée en photomontage représente une colombe composée d’une accumulation de drapeaux des pays membres.

L’œuvre de cet artiste dépasse les apparences pour parler du temps.

« La patience engendre l’expérience et l’expérience engendre l’espérance ».

 Son œuvre nous décrit la fugacité de la vie, elle montre différents points de vues et différents moments et décrit la vanité des choses. Elle fait écho au grand homme de sa terre natale : Montaigne.

Afin de faire un clin d’œil à la vie Parisienne, Greg Mathias créé en association avec l’artiste Philip Néri, la sculpture intitulée «  La Parisienne » qu’il exposera exclusivement à Los Angeles.

Grégoire Mathias vit actuellement en Dordogne avec son épouse et leurs deux enfants.