Erreur d’attribution chez Phillips pour une paire de fauteuils de Maxime Old

Décidemment Maxime Old est a la noce… Après le bureau affreux accompagné de sa chaise éléctrique vendus par SOTHEBY’S comme etant une oeuvre de Maxime Old, c'est au tour d’une autre maison de vente de meme calibre de se faire remarquer. Le 12 décembre 2012, PHILLIPS présentait en vente publique une paire de fauteuils (dite) de Maxime Old estimée $7,000 - $9,000 (pièce à conviction #10).

 

 

Pièce à conviction #10

 

 

La vente du 12/12/12 n'a visiblement pas porté chance aux experts de chez PHILLIPS. Le point commun entre cette paire de fauteuils et l’ensemble de bureau de chez SOTHEBY'S et DOYLE 

 

Les meubles sont Bidon ! et sont en aucun cas de Maxime Old.

 

Trois éléments permettent de l'affirmer sans l'ombre d'un doute.

Le premier concerne l'aspect général des fauteuils de PHILLIPS. Ils sont disproportionnés, inconfortables, grossiers, aucune classe!. De manière plus démonstrative, une rapide comparaison avec les paires authentiques publiées dans les magazines anciens permet de voir immédiatement que le modèle de PHILLIPS a un dossier et des pieds antérieurs anormalement droits (pièce à conviction #11). Une simple question d'angle de vue ? Non !

 

Pièce à conviction #11

 

Le deuxième est visible au niveau des montants des accotoirs. Les versions déclinées par Maxime Old ont des faces avant de montants arrondis, d'autres avec une légère et élégante arrête centrale (pièce à conviction #12). Ceux des fauteuils de PHILLIPS sont aussi plats que leurs compétences.

 

 

Pièce à conviction #12

 

Le troisième élément concerne les essences de bois utilisées. Pour ceux qui le précisent, tous les magazines anciens consultés par la PATROL décrivent des fauteuils en merisier et les archives indiquent quelques utilisations de l'Acajou. Or, ceux de PHILLIPS seraient en sycomore... La PATROL ne parvient pas à se convaincre que PHILLIPS aient pu même ignorer les caractéristiques de ces bois.

Une fois encore, la PATROL contacte Olivier Old pour confirmer ses suspicions. Malgré les tentatives de maquillages (maison de vente prestigieuse, provenance et documentation à l'appui, etc.), il n'a fallu qu'un coup d'œil à Olivier Old pour dénoncer la supercherie (pièce à conviction #13).

 

Pièce à conviction #13

 

La PATROL n’a pas cherché à identifier les auteurs de ces fauteuils. Ce qu’elle est toutefois en mesure d’affirmer c’est qu'il ne s'agit en aucun cas de Maxime Old. D’ailleurs, s’agissant probablement de réalisations confidentielles et sur commandes, l’identité des apprentis charpentiers ne sera très certainement jamais révélée.

Quant aux experts de chez PHILLIPS, nous ne pouvons leur donner le meme conseil qu’a SOTHEBY'S et DOYLE, celui de se rapprocher des professionnels spécialisés, des galeries réputées ou tout simplement contacter le fils de Maxime Old, qui leur auraient probablement permis d’éviter de tomber dans le ridicule.

Mais pour les experts de chez SOTHEBY'SDOYLE et PHILLIPS, il n'y a qu’a espérer qu’une version illustrée du livre référence dédié aux débutants soit enfin éditée et disponible sans tarder (pièce à conviction #14) !

 

Pièce à conviction #14

 

En espérant n’avoir heurté personne cette fois…

Affaire classée.

 

Crimes et délits fréquemment commis (plus d’infos ici) :

 

Défaut de papiers ! L’expert n’a pas fourni de preuves documentaires d'époque recevables. Verbalisé !

 

Acte de sorcellerie ! L’expert a fait une erreur significative de datation. Une affaire paranormale pour Mulder & Scully ! Gardé à vue !

 

Disparition de témoin ! Aucun artiste n’a été identifié par l’expert. Alerte enlèvement, comparution immédiate !

 

Usurpation d’identité ! L’œuvre a été incorrectement attribuée à un tiers. Et Picasso a peint la Joconde, hein ?! Ecroué !

 

 

 

La Fiche d’Information de la DOCANTIC PATROL

 

La mission de la DOCANTIC PATROL, par l’intermédiaire de nos enquêteurs méticuleux et dopés aux expressos ultra serrés, est d’enquêter sur les affaires qui polluent le marché du meuble XXème. Manque de documentation, non-identification, erreur de date ou d’identification, nous identifions les suspects et permettons que le rétablissement de la vérité fasse jurisprudence.

Chez DOCANTIC nous pensons que chaque artiste mérite d’être correctement identifié pour chacune de ses réalisations, et qu’un collectionneur devrait payer le juste prix pour son achat. Le marché de l’art est pollué par ces erreurs d’attribution et d’estimations malhonnêtes. En diffusant les photos originales d’œuvres du XXème siècle, DOCANTIC PATROL identifie et appréhende ces sur ou sous-estimations. C’est notre mission. Nous servons et protégeons les meubles du XXème siècle.

Basé à Los Angeles, DOCANTIC partage avec tout amateur d’art les informations gardées secrètes par une poignée d’individus depuis bien trop longtemps !