Documentation du mobilier
ART DECO & DESIGN

Newsletter

Rechercher


- Artistes -

POST-CONTEMPORAIN

ACCES DOCUMENTATION
ADLER Rose
ADNET Jacques
ADNET Jean
ARBUS Andre
BAGUES
BEYER Paul
BOBOT Pierre
BONFILS Robert
BUTHAUD Rene
CAILLETTE R . J
CREUZEVAULT Henri
CUVELIER Yves
DAUM Paul
DAURAT Maurice
DE COSTER Germaine
DE LA GODELINAIS Renan
DELAHERCHE Auguste
DELUOL Andre
DESPRES Jean
DOCUMENTATION ACCESS
DUFET Michel
DUMOND Jacques
EAMES Charles
FOUQUET Pierre
FRESSINET Jean
GABRIEL Rene
GAUTIER Gustave
GENSOLI Maurice
GOETZ Georges
GUIGUICHON Suzanne
JANNIOT Alfred Auguste
JOUVE Georges
JOUVE Paul
LABOURET Auguste
LALIQUE Rene
LAVERRIERE Janette
LE CHEVALLIER Jacques
LEGRAIN Pierre
LENOBLE Emile
LINOSSIER Claudius
LUCE Jean
MADOURA
MARINOT Maurice
MARROT Paule
MARTIN Etienne-Henri
MARTINEAU-DAUSSET
MATEGOT Mathieu
MAYODON Jean
MESSAGER . M
MONTEREAU Germaine
MOTTHEAU Jacques
NAVARRE Henri
NOLL Alexandre
OLD Maxime
PASCAUD Jean
PICART LE DOUX Jean
PIERRE Andre-Louis
POILLERAT Gilbert
PONS Genevieve
PRE Maurice
PRESTON Andre
PRINTZ Eugene
QUINET Jacques
RENOU & GENISSET
REVOL Guy Charles
ROYERE Jean
RUHLMANN Jacques Emile
SALA Jean
SAVIN Maurice
SEBASTIEN
SERRIERE Jean
SOGNOT Louis
SPADE Batistin
SUISSE Gaston
TEMPLIER Raymond
THURET Andre
VILAR Andree
WIINBLAD Bjorn

 

   Artistes

 

POILLERAT Gilbert

Décorateur Ferronnier, il excelle dans l'Art de la ciselure des médailles

Texte extrait de la revue Images de France N° 98 de Juillet 1943

Page(s) << 1 2

C'est dans ce domaine que, depuis 1918, explique Gilbert Poillerat, l'outillage des industries mécaniques a permis des réalisations audacieuses, surtout dans la ferronnerie de bâtiment ; car un édifice construit avec des moyens perfectionnés monte en quelques mois et doit suivre la cadence accélérée du chantier.

Est-ce à dire que l'art de la ferronnerie est plus spécialement appliqué au bâtiment ? Nous ne le pensons pas. L'architecture moderne semble de plus en plus repousser les ornements de fer forgé et, à part les imposantes portes des musées et des immeubles de sociétés de capitalisation, nous ne voyons que très rarement des constructions nouvelles pourvues de balcons et de rampes d'un dessin délicat.

Il semble que ces ornements restent l'apanage d'hôtels particuliers, de studios d'artistes, de maisons de campagne qui cherchent dans le raffinement une parure, un style.

Trouvera-t-on jamais un style neuf et durable qui réponde vraiment au goût français ?
Lorsqu'on songe à tous les essais, à ces unions mal assorties entre le ciment et l'ornement de fer, on aime à se reporter à la valeur sans égale des demeures anciennes où le balcon, la terrasse, la rampe ajoutent les prunelles de l'intelligence au visage de la pierre.
Cela revient à dire que bien souvent l'artiste est tributaire de l'architecte qui ordonne la décoration de l'édifice qu'il construit.

Suivons seulement aujourd'hui le Maître ferronnier.

Ses dessins nous prouvent jusqu'où peut aller sa conception toujours en éveil. A côté des ornements d'une maison, d'une église, d'un musée, voici des enseignes exposées au Salon de l'imagerie.
A l'extrémité de la potence se balance la gerbe mûre, sous laquelle est suspendu un croissant doré, qui invite à entrer chez le boulanger. Le cochon de lait de la charcuterie parle à qui veut entendre, et la marmite entourée de flammes signale le restaurant corporatit.

Les médailles, dans lesquelles Gilbert Poillerat excelle, avec tout l'art délicat de la ciselure montrent une autre partie de la diversité de son talent , sans oublier la peinture et les dessins de paysages de Touraine qui, dans la précision du détail, du trait, nous font refermer le cycle à son point culminant : la Ferronnerie.
Ces artisans, que nous avons nommés plus haut en parlant de l'usine, exécutent dans leur atelier, sur des plans donnés, des oeuvres d'égale valeur.
Dans un hangar où jaillissent les flammes de la forge, en quelques instants la barre de fer est devenue malléable. L'artisan qui la tient sur l'enclume modèle un feuillage, une biche, un pilastre.
Il ne faut pas moins de cinq années pour acquérir la sûreté de main d'un bon ouvrier. Il faut savoir conserver sa souplesse au fer tourmenté par le marteau, éviter l'écrasement de la barre en dehors de la partie à travailler, ou bien, s'il est nécessaire, prendre cette barre à deux mains et la tasser violemment alors qu'elle est encore rougeoyante.

Mais s'il se sert encore aujourd'hui des mêmes outils qu'un forgeron de l'Empire, l'artisan ne dédaigne pas l'aide du marteau-pilon électrique, qui remplace deux hommes tapant à tour de rôle, ni la soudure à l'arc ou à l'autogène.
Ce métier de Ferronnier-artisan est sans doute un peu abandonné actuellement. de même que se trouve isolée la situation du créateur, seul ornemaniste d'une époque éprise de nudisme et de pauvreté. Mais ceci n'implique pas un retrait de cet art appliqué. Il suffit pour que revivent les belles périodes du fer forgé de n'admettre aucune routine, aucune monotonie.

Le Fer ne demande pas à être un accessoire, c'est un ornement.

Page(s) << 1 2

Texte de Marina Paul-Bousquet
Photos : Jahan


 


> POILLERAT Gilbert
7 avril 2009   [retour au début des forums]

Bonjour, comment signé il ces pieces ? juste "poillerat" ?

Merci, Marc

[Répondre à ce message]




Vous êtes ici : rubrique Artistes >> Article : POILLERAT Gilbert

  Accueil | Artistes | Documentation | Partenaires | Contact & Infos | Aide | Plan du site
Copyright Docantic.com © 2003-2007 - DOCANTIC Creations - Administration